aller à la navigation

Les armes chimiques en Syrie juin 20 2017

Infos : , commentaires fermés

L’utilisation d’armes chimiques en Syrie par le groupe djihadiste État islamique (EI) s’est fortement réduite en 2017, a affirmé mardi le service d’analyse des conflits de la société d’expertise américaine IHS. «Depuis le premier usage en juillet 2014, au moins 71 accusations d’utilisation d’armes chimiques par l’EI - 41 en Irak et 30 en Syrie - ont été décomptées par le IHS Conflict Monitor», le service d’analyse du conflit en Irak et en Syrie de IHS, basé à Londres. Pour l’année 2017, «la seule accusation d’usage d’armes chimiques par l’EI en Syrie remonte au 8 janvier 2017 à Tall Qabr al-Maqri, dans la province d’Alep», précise IHS qui en a dénombré dix en Irak. À titre de comparaison, il y a eu «13 accusations dans les six mois précédents, concentrées dans la province d’Alep. Toutes les autres accusations enregistrées en 2017 l’ont été en Irak: neuf dans la ville assiégée de Mossoul et une près d’al-Azim dans la province de Diyala» (centre-est). Selon ce centre d’analyse, Mossoul était le centre de production d’armes chimiques de l’EI. «L’opération pour isoler et reprendre la ville irakienne de Mossoul a coïncidé avec une réduction importante de l’usage d’armes chimiques par l’EI en Syrie», a affirmé Columb Strack, un expert du Moyen-Orient de IHS Markit. «Cela suggère que le groupe n’a pas mis en place davantage de sites de production d’armes chimiques en dehors de Mossoul même s’il est probable que certains spécialistes ont été évacués vers la Syrie», note-t-il. Selon IHS, «l’EI a probablement toujours la capacité de produire ailleurs de petites quantités de chlorine et de gaz moutarde de mauvaise qualité», pour «par exemple renforcer l’impact psychologique des attentats-suicide à la voiture piégée dans les zones urbaines ou lors d’attaques terroristes à l’étranger». La plupart de ces accusations portent sur «l’usage de chlorine et de gaz moutarde diffusés via des mortiers, des roquettes ou des engins explosifs improvisés (EEI)», précise encore l’organisme. «L’EI utilise des armes chimiques principalement pour leur impact psychologique, leur létalité ne dépassant pas l’utilisation d’armes conventionnelles», note-t-il. Sur le terrain, l’EI défendait mardi avec acharnement un quartier à l’entrée de la vieille ville de Raqa face à l’avancée des forces antidjihadistes soutenues par Washington cherchant à capturer le principal bastion de l’EI en Syrie.

En Fouga juin 6 2017

Infos : , commentaires fermés

C’est mon grand-père qui m’a inoculé sa passion pour les avions de chasse. Lorsque j’étais enfant, déjà, mes petits camarades étaient fascinés par les petites voitures. Ils en avaient des dizaines. Mais en ce qui me concernait, il n’y avait que les avions de combat. Je n’en avais que trois, mais ça me suffisait. Je ne sortais jamais sans eux. Et quand mes camarades proposaient de jouer avec leurs petites voitures, j’envoyais quelques missiles dans leur parc automobile et m’en allais retrouver mes chers avions. J’étais déjà très doué en rapports humains, à l’époque. :-) Je suis maintenant un peu plus sociable, mais cette dévotion-là m’accompagne toujours. C’est mon fiston qui joue aujourd’hui avec mes jouets. Il était donc inéluctable qu’un jour, je découvre ce qu’on ressent à bord d’un avion de chasse. Et c’est ce que j’ai fait il y a peu, avec un vol en avion de chasse. Ca faisait si longtemps que j’imaginais ce moment, j’étais à moitié convaincu que le vol serait une déception. Que j’allais descendre de l’appareil en me disant : « tout ça pour ça ? ». Mais la réalité a dépassé toutes mes attentes. Lorsque je suis descendu de l’appareil, j’avais l’impression d’avoir passé une heure dans un lave-linge. A pleine puissance. Même si j’ai rêvé de ce vol pendant des années, c’était encore mieux que tout ce que j’avais pu imaginer. Le facteur de charge était à la fois angoissant et ensorcelant. Il y a des moments où j’ai dû lutter pour ne pas céder à la panique. Cette expérience a été tellement extrême, tellement impossible à décrire qu’en fait, j’ai failli ne pas rédiger de billet sur cette expérience. Et il est clair que je serais incapable de vous décrire une telle expérience en détail. Pour décrire ce qu’on ressent au moment où on enfile son uniforme de vol. Lorsqu’on prend place dans le cockpit. Et lorsque, au premier break, on sent soudain son poids multiplié par cinq. Il n’y a aucun mot pour raconter une telle expérience. Mais il fallait au moins que je le signale. C’est dans des moments pareils qu’on comprend l’intérêt qu’il y a à travailler : cela permet de réaliser ses rêves d’enfant. Comme celui de voler sur un avion militaire. Plus d’information est disponible sur le site de l’organisateur de ce vol en Fouga Magister. Cliquez sur le lien.

Le vote FN mai 12 2017

Infos : , commentaires fermés

Il est fâché avec sa famille. Édouard Louis, auteur d’Histoire de la violence avait dressé le portrait de son village de Hallencourt dans un roman d’autofiction, En finir avec Eddy Bellegueule. Il racontait comment là-bas, dans cette région sinistrée, oubliée, la différence était extrêmement mal vue. Homosexuel, le jeune homme subissait les railleries et la violence de ses camarades. Aujourd’hui, le romancier qui a pu acquérir une certaine notoriété a enterré son passé. À l’occasion de l’élection présidentielle en France, LeNew York Times lui a offert une tribune . Il y raconte «pourquoi [son] père vote FN». «Dans les années 1990, après plusieurs séries de licenciements, la plupart des gens autour de moi étaient sans emploi et devaient survivre grâce aux aides sociales», y explique le jeune homme. Victime d’un accident de travail, son père «alité et sous morphine pour la douleur» en faisait partie. Dans ce long texte, Édouard Louis raconte comment il a vécu la pauvreté durant le chômage de son père, avouant avoir connu «le sentiment de ne pas manger à sa faim avant de savoir lire» et allant mendier un peu de «pâtes» ou du «pain» chez ses tantes voisines. Il explique aussi que son père n’était pas dénué de racisme ni d’homophobie. «Mon père se plaisait à dire que les homosexuels méritaient la peine de mort. […] Il attendait le moment où « on renverrait les Arabes et les juifs chez eux »». «Devant l’absence de tentative de la gauche d’aborder ses problèmes, mon père s’est complu dans les explications fallacieuses de l’extrême droite.» Mais pour lui, là n’est pas la véritable raison du vote FN de son père. «Pour [lui], ces élections étaient un moyen de combattre son invisibilité. Mon père avait compris bien avant moi que, dans l’esprit de la bourgeoisie, notre existence ne comptait pas, nous n’étions pas réels. Mon père se sentait abandonné par la gauche depuis les années 1980.» Il traduit donc ce choix par le tournant libéral du Parti socialiste à l’époque et remet en cause le langage technocratique des politiques. «Devant l’absence de tentative de la gauche d’aborder ses problèmes, mon père s’est complu dans les explications fallacieuses de l’extrême droite.» Édouard Louis avoue ne presque plus parler avec son père «souffrant». Ils sont devenus des «étrangers» l’un pour l’autre. Même s’il ne peut être certain à 100% que son père votera FN, il reste persuadé que ce sera son choix. Selon lui, il ne sert plus de dire que Marine Le Pen est «raciste et dangereuse: tout le monde le sait déjà». Pour lui faire barrage, il affirme qu’il «faut défendre les plus faibles, donner une place aux gens invisibles… des gens comme mon père».

Expérience détente : piloter un avion avril 26 2017

Infos : , commentaires fermés

La semaine dernière, je me suis initié au pilotage d’avion à Nantes. Et en dépit de quelques craintes initiales (qui m’ont été généreusement communiquées par ma femme, à force de l’entendre détailler tous les problèmes que je pouvais rencontrer là-haut), je dois dire que j’ai adoré l’expérience : c’est vraiment grisant, de voler loin de tout ! C’est tellement vrai que je serais bien resté dans les airs plus longtemps ! Ce qu’il y a de plus fascinant dans cette expérience, c’est la sensation de liberté qui s’empare de vous une fois lancé. Elle est totale. Il faut dire que là-haut, le trafic est ce qu’il est : plutôt tranquille ! On peut donc évoluer sans problème. Ça peut sembler bizarre, mais on est carrément plus paisible lorsqu’on pilote un engin en altitude qu’une voiture sur le macadam, en fin de compte ! Excepté le moment de l’atterrissage, bien sûr, mais ce dernier est mené par le pilote. Mais en dehors de ça, on est seul à la manoeuvre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on profite vraiment du moment ! Même si j’ai passé beaucoup trop de temps à scruter notre assiette (l’inquiétude de l’apprenti, tout simplement), j’ai tout de même pu profiter de chaque instant, et tout particulièrement de l’incroyable vue qui défilait en contrebas : c’était juste grandiose. Je pense que je rempilerai, un jour ou l’autre. Certes pas ce week-end, mais pourquoi pas durant les beaux jours. Je vais attendre un peu pour voir si l’envie reste. Mais je comprends désormais pourquoi Harrison Ford persistait à piloter après avoir réchappé à un accident d’avion ; c’est parce qu’on se prend vite aux joies du pilotage. La sensation de liberté qu’on éprouve en altitude est tout simplement addictive, et fait l’effet d’une bouffée d’air frais. A une époque où la loi codifie chacun de nos gestes, un vol de ce genre semble d’autant plus inestimable… Quoi qu’il en soit, si vous avez la chance de faire un vol, n’hésitez pas une seconde : vous pourriez même devenir accro. Voilà le site auquel j’ai fait appel mon cours de pilotage à pilotage d’avion à Nantes St Nazaire, si l’aventure vous tente…

avion6.jpg

L’éloge du doute avril 12 2017

Infos : , commentaires fermés

Vous n’en avez pas, vous, des doutes affreux lorsque vous regardez l’actualité ? Moi, si. Tout le temps, en fait. Il ne s’écoule pas une journée sans que je me demande où va notre société, si nous allons dans le bon sens, et si nous prenons les bonnes décisions. Certains de mes collègues trouvent cela agaçant. D’autres, handicapant. Mais pas moi. Je trouve au contraire cette capacité à douter d’autant plus bienvenue à une époque où le doute n’est plus permis. Regardez les candidats à la présidentielle : Marine Le Pen, persuadée que c’est bon pour les français de revenir au franc ; Macron, persuadé que davantage de libéralisme est bon pour les employés ; Hamon, persuadé qu’attribuer un revenu universel à tous est profitable à l’économie et à l’emploi ; Mélenchon, persuadé que taxer à 90 % certains salaires ne va pas faire fuir pour autant lesdits salaires ; et je ne parle ici que de nos candidats locaux. Regardez Trump, persuadé que le protectionnisme est la meilleure solution, ou que montrer les muscles face à Pyongyang est la meilleure des choses à faire ; regardez nos voisins outre-Manche, qui se sont laissés persuader que la sortie de l’Europe leur serait profitable… Quand je vois une telle capacité de persuasion et d’auto-persuasion, je me dis que celui qui doute aujourd’hui est le plus sain d’esprit. Pour ceux qui ont la mémoire courte, souvenez-vous que tous les économistes étaient persuadés que la crise de 2008 ne pouvait pas arriver, que le système était solide et indestructible. Non, vraiment, laissez-moi donc avec mes doutes affreux : j’y tiens plus que jamais. Et je me dois de les partager avec vous…


Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 6 articles | blog Gratuit | Abus?